Autrice

Un rêve de gosse, vous voyez le genre ?

Parce que c’était livre, parce que j’étais loi

au-to-di-dac-te on vous dit ! Gamine agile avec les mots, ado corbak un peu rétro, femme enfin publiée après… quelques années d’essais… l’aventure, c’est le chemin, non ? Qu’il est bon, cet instant de libération, quelle réjouissance, d’imprimer ses transes…

Pas fait d’études de Lettres : pas envie de ce que celles de Philo m’ont confirmé (= je veux être écrivaine, je ne suis pas un numéro d’examen, je n’ai pas envie de devoir décortiquer ce que je n’ai pas à me faire expliquer).

BRANQUES, coll. Le Courage, éditions Grasset, 2016

1er roman, Branques, 2016 : 4 personnages réunis pendant 1 mois dans le même hôpital psychiatrique… une valse des débuts, des débords, des mauvais sorts… chez ces enfermés naît la démesure fine des actes manqués et des rires incompris…

Alexandra Fritz, Branques, coll. le Courage, éd. Grasset. A la librairie Mollat, Bordeaux

En plus de l’aboutissement d’une vie de rêve et d’efforts – livre fortifié et accepté par Charles Dantzig au sein de sa collection Le Courage, chez Grasset -, joie d’être lauréate du Prix de création littéraire de la fondation Simone et Cino del Duca, Institut de France… Avec entre autres, en termes de presse, un article élogieux de Bertrand Leclair dans le Monde des Livres : consécration (à l’aune de mes 1,65m).

À lire : REVUE DE PRESSE : BRANQUES, coll. Le Courage, Grasset 2016 :

LES EVADEES, coll. Le Courage, Grasset, 2020

2e roman, Les Evadées, 2020 : « Vous avez vraiment réussi quelque chose », me dit-on chez Grasset. « Je raffole de votre livre », confirme mon éditeur. Bertrand Leclair de nouveau surpris et convaincu dans Le Monde des Livres (le jour de mon 41ème anniversaire, un cadeau qui se pose là), des lecteurs et lectrices enchanté·es, des ados à plus âgé·es…

Alexandra Fritz, Les Evadées, coll. le Courage, éd. Grasset. A la librairie Mollat, Bordeaux

Mais nous sommes en février de l’année 1 COVID. Après quelques jours de nouveauté, les librairies ferment jusqu’à nouvel ordre (ou désordre). Pauvres Evadées. Elles n’auront pas remboursé le prix de leur papier.

BOURSE DE CREATION, OCCITANIE LIVRE ET LECTURE 2020 : la bonne nouvelle !

Grâce, entre autres, à ces 2 grands frères, l’écriture d’un futur roman est adoubée par l’agence Occitanie Livre et Lecture (ex-Centre Régional du Livre Midi-Pyrénées), sous la forme d’une Bourse de création obtenue à l’unanimité. Entre grand bonheur et petit coup de pression, je me mets à la documentation que, je pense, nécessite ce nouveau projet. Il s’agit, dans mon esprit, d’un vrai-faux manuel d’écriture sous forme de fiction, avec personnages, situations et localisations suffisamment exotiques en ce qui me concerne pour que je me penche sur une tonne et demie de livre critiques, théoriques, esthétiques et classiques de la littérature mondiale. Autant dire, Noël (merci pour cette manne théorique qui m’accompagnera longtemps) et Halloween en même temps (même pas peur de me frotter à toutes ces figures tutélaires que j’ai, comme susdit, refusé d’étudier à l’université).

MON PORTRAIT d’AUTRICE BOURSIERE, signé Mathieu BEZIAN :

« Alexandra Fritz. Le souvenir d’un auditorium de lycée gersois de l’Ancien Monde, rempli à ras bord d’élèves goguenards, devant lesquels, digne et vêtue d’une grande robe rouge, elle lit un texte afin de présenter l’atelier autour de l’écriture et de la lecture qu’elle anime au sein de l’établissement. Le courage nécessaire pour affronter le silence bruissant de ces adolescents, en première approche peu intéressés par la cause des mots, est palpable.

Alexandra. À la lecture des Évadées, son deuxième roman paru en 2020, quatre ans après Branques, être frappé par la précision et la richesse du vocabulaire, la souplesse de la langue, la profondeur des personnages. Une histoire d’amour improbable, tissée d’une robuste fibre libertaire, autour de la marginalité et de la transcendance que l’on peut atteindre par l’intermédiaire des mots et du corps. Après la « folie », « traitée » dans son premier roman, la « marginalité ». Catégories réductrices s’il en est, que l’autrice fait voler en éclats grâce à son style lumineux et élégant, sans jamais tomber dans une compassion bien-pensante.

Alexe. C’est aussi bien son grand appétit du jeu de mots laid pour les gens bons (à la San Antonio) que son sens de l’humour pétillant, sa sensibilité et son attention aux autres. Qualités humaines qui traversent continuellement son œuvre, et qui, appuyées sur de solides compétences littéraires, en font une autrice qui compte dans cette période troublée. »

Mathieu Bézian, punk, musicien intervenant, directeur pédagogique d’École de Musique

Retrouvez-moi sur la page Occitanie Livre et Lecture : https://www.occitanielivre.fr/annuaire/fritz-alexandra

FEVRIER / MARS 2021 : stage d’écriture avec Sophie Divry !

Sophie Divry, autrice que j’adore pour tout, son oeuvre, son style, sa vision, ses actes.

http://www.leseditionsnoirsurblanc.fr/fiche-auteur3578/sophie-divry

Elle est à mon programme grâce à l’aide financière d’Occitanie Livre et Lecture, dans mon cas, franchement inestimable. D’ailleurs, ce stage a commencé aujourd’hui même, 06/02/2021, par Internet, sur le thème : « Libérer son imaginaire ».

Première consigne d’écriture : un personnage doté d’un super pouvoir (le mien : la télépathie), mais réduit à des besoins économiques sévères, est employé chez Amaz** . C’est son premier jour, et pour conserver son poste, il doit s’astreindre à ne pas utiliser son don (mais ne peut évidemment pas s’en empêcher)…

1/2H plus tard, voici ce que j’ai produit : épatée de la facilité avec laquelle je me suis emparée du sujet, ce qui ne m’arrive pas toujours (noyée dans d’autres missions)… vraiment ravie de cette rencontre, à suivre !